Une femme tatouée sur une terrasse devant Marrakech et la Koutoubia, face à l'Atlas
Panorama national du tatouage

Maroc— Scènes et villes du tatouage

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Chez les Amazighes du Maroc, ce sont surtout les femmes qui se faisaient tatouer. Une tatoueuse, souvent d'âge mûr, venait de temps à autre tatouer les jeunes filles de plusieurs villages, sur le visage, les bras ou les pieds. Le premier tatouage du visage, la siyala, posé sur le menton, était lié à la fécondité ; d'autres s'ajoutaient à la puberté ou selon le statut marital.

On lui prêtait des vertus : fécondité, guérison, protection contre les esprits, les jnoun. Il disait aussi l'appartenance à une tribu. Le tatouage a ensuite reculé ; les sources citent l'occupation française, le rigorisme religieux et l'exode vers les villes, et beaucoup de femmes en ont éprouvé de la honte. Aujourd'hui, des jeunes redécouvrent les motifs de leurs grands-mères.

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