Un homme tatoué en tenue noire brodée devant Séoul, un palais et la tour N, au coucher du soleil
Panorama national du tatouage

Corée du Sud— Scènes et villes du tatouage

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En coréen, le tatouage traditionnel se dit munshin, « caractères gravés sur le corps ». Sous la dynastie Joseon, il servait souvent de marque : des aristocrates marquaient leurs esclaves, et les voleurs recevaient le caractère « voleur » sur le poignet ou l'avant-bras, puis sur le visage, plus difficile à cacher. Le roi Yeongjo a aboli cette peine en 1740. Le mot est longtemps resté associé aux gangsters.

En 1992, un arrêt de la Cour suprême a fait du tatouage un acte médical, réservé aux médecins ; en 2022, la Cour constitutionnelle a rejeté, par cinq voix contre quatre, le recours d'un syndicat de tatoueurs. En mai 2026, la Cour suprême a renversé cette jurisprudence à l'unanimité. Une loi votée en septembre 2025 doit permettre aux non-médecins de tatouer à partir d'octobre 2027.

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